La cote d’un artiste ? La valeur d’une œuvre ? Pour bien acheter et/ou bien revendre une œuvre.

27/09/2020

Actus/Events/Expos

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La question du prix d’une œuvre d’art se pose autant à l’achat qu’à la revente… Quelle est la « cote » de l’artiste ? Comment le prix d’une œuvre est-il fixé ? Explications.

 

Que ce soit lorsqu’il s’agit d’acheter une œuvre d’art, ou de la revendre, la question du prix se pose. Et il ne s’agit pas, en l’occurrence, de budget, non, mais de la valeur de l’œuvre, la valeur de l’artiste, de la fameuse cote de l’artiste.

 

" quelle est la cote de l'artiste ? "

" comment la cote d'un artiste se calcule t'elle ? "

" comment connaître la cote d'un artiste ? "

" cet artiste est il coté ? "

" que vaut cette oeuvre ? "

 

Autant de questions qui reviennent très régulièrement, derrière lesquelles se cache « est-ce un bon investissement ? ». En sachant qu’au moment de la revente d’une œuvre, se pose toujours la question « comment faire estimer une œuvre ?»

Alors, ci-dessous quelques clés pour comprendre comment fonctionne le marché de l’art et la valorisation d’une œuvre, d’un artiste.

 

Tout d’abord, il faut savoir que le marché de l’art et, les prix, sont totalement libres. Si on parle de « cote officielle », vous allez comprendre que, pour autant, les prix ne suivent aucune règle régulée ou contrôlée au sens judiciaire de ces termes. Si l’art est un marché où l’on parle d’investissement, de spéculation, il n’y a pas d’organe de contrôle comme celui des marché financiers et la bourse.

 

Alors, qu’est-ce que la cote officielle ? Qu’a-t-elle d’officielle ?

La cote dite officielle est l’agrégation des prix de ventes (ou d’estimation par des experts) des œuvres d’un même artiste, dans le temps, lors des ventes aux enchères réalisées par des commissaires-priseurs, profession réglementée.

C’est en ce sens que l’on parle de cote officielle. Car ce sont les prix lors d’une vente réglementée, autour d’un principe de valorisation d’offre et de demande qui est celui de l’enchère.

Cependant, sachez que si l’œuvre n’est pas vendue lors de la vente aux enchères, alors c’est le prix donné par l’expertise, qui est alors retenu pour le calcul de la cote. 

Même s’il n’y a pas eu preneur. Ceci implique que, finalement, n’importe qui peut avoir une cote officielle et que cette dernière n’implique pas que les œuvres en question trouvent acquéreur.

Qu’un artiste soit coté officiellement n’est donc en rien une garantie de sa « valeur » ni de sa reconnaissance sur le marché en tant que tel.

 

Donc, qu’on vous réponde « oui » à la question « cet artiste est-il coté » n’est pas un gage de « valeur » en soi. Il faudrait aller plus loin pour cela et analyser sa cote…

Comment analyser, suivre la cote officielle d’un artiste, ses variations et où trouver la cote officielle ?

 

La cote officielle d’un artiste se trouve très facilement même si pour cela, il faut payer … sur internet.

Ci-dessous une liste de sites où vous pourrez avoir toutes les informations utiles à l’analyse et au suivi de la cote d’un artiste.

Une fois que vous aurez accès aux données, il est important de regarder : 

 

  • Le nombre de ventes aux enchères : plus il y en a, plus l’indicateur est fiable
  • La localisation des maisons de ventes où ont lieu les enchères … Vous verrez vite que certains artistes ont une vente par an, potentiellement à proximité de leur lieu de vie, sans que les œuvres soient vendues. Un artiste vendu en revanche dans plusieurs salles des ventes, dont des salles de ventes internationales ? Ça commence à devenir intéressant… 
  • Leurs dates : anciennes ? récentes ? fréquence ?

 

  • Si lors de la vente l’œuvre a été vendue ou si c’est le prix d’expertise qui est retenu, étant entendu que, comme vous connaissez maintenant comment se crée la cote d’un artiste, vous comprenez que plus les œuvres sont invendues, plus l’indice est discutable
  • Enfin, quel est l’écart entre le prix estimé et le prix de vente final… De même, un artiste qui se vend en-dessous de son prix d’expertise… ce n’est pas bon signe… 

Bien entendu, chacun des sites cités plus haut vous « assistent » avec des graphiques pour aussi suivre la tendance. Donc un artiste qui est VENDU régulièrement en vente aux enchères, depuis quelques années, à des prix au-dessus du prix d’expertise est un artiste qui « a la cote » et qui effectivement peut s’avérer être, en plus du coup de cœur, un bon investissement. C’est d’ailleurs alors souvent un artiste « soutenu » par des collectionneurs, qui ont plusieurs œuvres de l’artiste et qui participent à chacune de ses ventes aux enchères pour… faire grimper les prix… 

 

Si un artiste n’est pas vendu aux enchères, comment sont définis les prix des oeuvres ?

Artistes, galeries d’art et galeries en ligne les définissent librement.

 

Le contraire d’une vente aux enchères est une vente de gré à gré… Le prix de vente et d’achat sont définis librement et en accord entre vendeur et acquéreur. Donc, concernant le prix d’une œuvre, d’un artiste, il est défini par lui-même (sur son site internet ou en atelier) et/ou ses vendeurs : les galeries. Et là, cela devient non seulement plus compliqué, mais surtout … aléatoire, fluctuant… et flou.

Normalement, les prix doivent fluctuer en fonction de l’offre et de la demande, et varier aussi selon la taille et/ou la technique de l’œuvre (un dessin étant moins cher, à taille identique, qu’une œuvre sur toile et châssis), et le tout, d’une manière proportionnelle (un 100x100 devant être deux fois moins cher qu’un 200x100).

 

Dans les faits, les prix vont évoluer en fonction de la qualité de la galerie et de son portefeuille de clients, ou du portefeuille de ses clients. 

C’est ce qui fait qu’il n’est pas rare du tout de voir une œuvre de 100x100, par exemple, à 2.000 euros dans une galerie de province et en trouver une, de même dimension, à 4.000 euros, Place des Vosges ou à Saint Germain à Paris …

Donc, l’enjeu pour un artiste, s’il veut voir le prix de ses œuvres augmenter, est de rentrer dans galeries toujours plus grandes, mieux placées, plus internationales, et au carnet d’adresse bien rempli qualitativement et quantitativement.

Et… d’y rester durablement, car s’il y reste, c’est que le galeriste « le vend bien »., jusqu’à ce qu’il se fasse repérer par une galerie « plus grosse ».

 

 

Ce sont donc les galeries qui définissent, guident, font, et défont les prix. 

Art et Instagram, Art et stars, ou le marketing de l’art…

Bien entendu, un facteur « notoriété » rentre en jeu… Plus l’artiste est connu, plus il a d’acheteurs donc plus ses œuvres deviennent rares, et donc chères… D’où tout l’intérêt de la photo sur son compte Instagram (à 2000 followers) à côté d’une célébrité (elle suivie par plusieurs millions de personnes) qui vient d’acheter une œuvre…

Dans quelle mesure le marketing et la communication créent il la notoriété (et le prix) d’un artiste plus que son talent ? 

C’est un autre débat…

Comme celui de la légitimité du street art en tant que chouchou actuel du marché

 

VOIR L'ARTICLE STREET ART

Cohérence des prix du marché de l’Art ? entre flou, variations, écarts et manipulations.

Vous l’aurez donc compris… Difficile de se faire une idée juste et fiable de la cohérence et de la « justesse » des prix d’un artiste, car contrairement à la bourse, il n’y a pas d’organe de contrôle pour traquer les délits d’entente et les délits d’initiés….

 

Ce qui fera donc toute la différence, ce sera le « sérieux » du galeriste, ou du site de vente d’art en ligne,  auquel vous vous adressez. Dans sa sélection d’artistes d’une part, et des prix qu’il pratique qui doivent être guidés non pas par l’aspect « bankable » (ou son portefeuille clients, ou plutôt le portefeuille de ses clients) mais par la « maturité » de l’artiste sur le marché, et donc son degré de reconnaissance par le marché…

 

Les « grands » artistes d’aujourd’hui qui se vendent à des centaines de milliers d’euros voire des millions, ont débuté en vendant leurs œuvres à « juste » quelques milliers voire centaines d’euros.  Mais même cela devient faux, avec le contre-exemple célèbre, pour n’en citer qu’un, de Mister Brainwash, qui, dès sa première exposition (organisée par lui-même mais avec le « tout holywood » présent), et « artiste » que depuis quelques mois,  a vendu ses œuvres à des centaines de milliers d’euros…

 

En résumé, assurez-vous du « sérieux » de la galerie ou de la galerie online où vous êtes « victime » d’un coup de foudre sur une œuvre, et faîtes quelques recherches internet pour voir si le prix est cohérent…

Mais, avant tout, j’aurais envie de vous donner un conseil, qui n’engage que moi : ne pensez pas « investissement ». Achetez l’œuvre dont vous tombez amoureux (en espérant qu’elle soit dans votre budget)… avec juste, peut-être les quelques précautions énoncées plus haut. 

Car l’art est avant tout une question d’émotion intime et non d’investissement ou de spéculation. Une œuvre à quelques centaines d’euros peut vous toucher 1000 fois plus que celle justement 1000 fois plus cher. Achetez donc l’Art qui VOUS touche.

 

C’est pour cela que, chez Art Traffik, nous faisons une sélection des artistes, d’une part, et de l’autre nous pratiquons des prix correspondant à la maturité de l’artiste sur le marché. Dès lors, vous n’avez plus qu’à faire la rencontre artistique avec l’œuvre qui sera la vôtre. Sans vous soucier du « juste » prix ni du potentiel de l’artiste.

Mister Brainwash

Laetitia Lesaffre : Osmose - 90 x 110 cm 

Pour le reste, toute l’équipe Art Traffik et moi-même seront ravis de vous accompagner et de vous faire faire de belles découvertes ! A bientôt ! 

Article publié par LJ Art Traffik