Marina Hirlea
Nationalité :
Roumaine
Âge :
55 ans
Résidence :
France
Marina Hirlea
Peinture
Œuvres de l'artiste
220 € à 1 500 €
Followers Art Traffikers
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La nature s’imprègne en nous, en celui qui la contemple. Alors que par définition elle est à chaque fois renouvelée, introduisant à chaque avènement un nouveau décalage, une nouvelle différence, une nouvelle étrangeté́, qui nous sollicite. La peinture exécute ce que la nature est impuissante à effectuer : transmettre l’impression de son renou-veau, à savoir l’instant qui n’est plus, la seconde d’après. Ce qui m’invite, me presse à la transmission comme d’un témoin, de cet instant.

Marina Hirlea

Présentation de Marina Hirlea

Le paysage a toujours été une source d’inspiration au fil des siècles, des mouvements, des écoles. Avec plus ou moins de réalisme, jusqu’à l’abstraction totale, les artistes ont interprété et réinterprété la nature, le paysage, l’horizon et ce que cela leur générait comme sentiments, émotion(s). Qu’il s’agisse de plaines, montagnes, océans, forêts, champs, le paysage est un sujet qui fascine autant qu’il est, en soi, un exercice de style au sens technique, mais aussi artistique du terme.
A l’instar de Paul Cézanne, qui n’a eu cesse de peindre, et peindre encore la Sainte Victoire (montagne à côté d’Aix en Provence) et de tenter de parvenir à reproduire la beauté d’un instant de lumière. Car la « magie » d’un paysage tient à l’instant, au moment où vous l’admirez, mais aussi à l’état d’esprit avec lequel vous le contemplez, et celui qu’il génère. Il s’agit de « saisir » un moment, un instant (qui est fugace par essence), autant que l’émotion.
Et ce qui va créer la singularité d’un artiste, d’une œuvre c’est justement sa capacité à nous émouvoir, à nous faire voyager, à nous offrir une fenêtre d’évasion, à nous absorber, à nous faire partager cet instant, et son potentiel d’évocation émotionnelle. Le paysage est en peinture, comme en photographie, un moment de contemplation par essence.

En cela, je dois dire que les œuvres de Marina Hirlea m’ont tout simplement arrêté net, (pendant de longues minutes avant de « redescendre ») alors que je parcourais les allées d’un salon d’art contemporain, et m’ont fait oublier tout le brouhaha qui m’entourait. Coup de cœur total. Il me fallait rencontrer Marina pour lui proposer de rejoindre notre sélection. Son sujet, le paysage, vous l’aurez compris, mais surtout, la ligne d’horizon… l’horizontalité. J’y reviendrai…

 

Son parcours ? Marina fait partie de ces (nombreux) artistes qui ont toujours peint, dessiné aussi loin que remonte leur mémoire, mais à qui on a dit de faire des études et d’avoir un « vrai » métier… Née en Roumanie, à Bucarest, elle y débute des études en architecture (tel un bon compromis familial…), mais y met un terme, devant quitter le pays et son chaos politique de l’époque. Destination la Suède où sa famille et elle demandent l’asile politique, puis la Suisse et enfin la France, à 25 ans. Pendant ces années, au fil de ses déménagements, elle  reprend des etudes d'architecture à Lausane, puis integre la faculté d'art plastiques de Strasbourg,  et des cours de dessin aux Arts Déco de la même ville. Une fois le diplôme en poche, elle continue à peindre et dessiner, mais, quand elle en a le temps. Car la vie et ses contraintes matérielles, épouse et mère, l’amènent à prendre un emploi de comptable, qu’elle a exercé pendant 12 ans… Jusqu’en 2018 où elle décide de se remettre à la peinture avec la ferme intention de se trouver, de se retrouver, et d’en vivre.

Elle se plonge dans la création et fait plusieurs salons pour confronter ses œuvres au public, au « marché ». « Sans prétention, je dois avouer m’être sentie en marge des stands qui m’environnaient… Au milieu de mickeys, de super-héros, des couleurs vives, des œuvres street art, ou des sculptures façon Orlinsky revisité… » me confie-t-elle. Pour autant, elle a la satisfaction de souvent repartir des salons en ayant presque tout vendu. Mais plus encore de constater que ses acheteurs sont des amateurs d’art avertis, des collectionneurs qui lui confient « trouver une respiration artistique sur son stand, et d’y trouver de l’Art, et non de la déco ». Ce que je ne peux que partager car c’est exactement ce que j’avais moi-même ressenti…

Et c’est ce qui fait que je suis d’autant plus heureux de vous la présenter et de la représenter, alors qu’elle est à ses débuts en termes de carrière, mais avec une maturité artistique très avancée. Aucun doute sur le fait qu’Art Traffik ne sera pas longtemps la seule galerie à l’exposer, et c’est ce que nous lui souhaitons ! Alors, revenons à ses œuvres, son univers… son Talent.

Marina est une artiste qui explore, qui est en recherche permanente, guidée par ses envies, idées, inspirations, mais aussi au fil, au gré de ce que la création de ses œuvres génère en elle. Une œuvre en amenant une autre. Son intention : explorer les traductions possibles de ce que la nature évoque comme émotions et invite à la contemplation. Mais très vite, la nature, le paysage, dans leur globalité, l’ont amenée, à se concentrer sur la ligne d’horizon, l’horizontalité, qui est son sujet de prédilection actuel, pour ne pas dire obsessionnel. « Je ne saurais dire pourquoi, mais cette ligne horizontale m’inspire, m’interroge, m’interpelle ». Est-ce le fruit de sa formation architecturale, ou la raison pour laquelle l’architecture l’a attirée ? Quoi qu’il en soit, cette horizontalité fait partie de sa signature artistique. Horizontalité qu’elle accentue en n’exploitant qu’une partie de la « toile » dans ces rectangles aux proportions parfaites, qui ouvrent une fenêtre sur le paysage qu’elle offre à la contemplation. Le rendant par là même précieux.

Aussi précieux que sont la technique et l’application de Marina Hirlea dans sa création. Qu’il s’agisse de ses collages, de ses peintures, ou quand elle mixte les deux, le geste de Marina est aussi précis que sa quête de perfection est intense. Qu’elle que soit la technique qu’elle utilise, qui caractérise ses séries, Marina va l’exploiter au service de l’émotion qu’elle cherche à recréer et à partager, transmettre.

 

Marina Hirléa travaille en « série ». Chacune est l’expression d’une idée, d’une envie, de traiter « autrement » le sujet du paysage et de l’horizon. Idée, envie, qu’elle met au point avant d’en explorer les possibilités, déclinaisons, variations. À la peinture, ou au moyen de tissus et motifs de créateurs de haute couture dont elle est friande (une autre réminiscence de son goût prononcé pour l’architecture et décoration d’intérieur), elle façonne ses œuvres. « Si le processus technique est défini, pour chacune des séries, l’instant de création de chaque œuvre est spontané et tout aussi naturel. Le moment de création est fait d’émotion, en soi, et non de réflexion ».

Naissent, de cette démarche et d’une exploration insatiable de variations, des œuvres d’une esthétique rare et précieuse, délicate, empreinte d’une douceur qui caractérisent autant les œuvres que l’artiste elle-même, et son humilité, sa sensibilité, et sa discrétion. Mais sa modernité également. Car si ses œuvres sont aussi universelles et intemporelles par leur sujet, leur part d’architecture, leur composition et leur palette de couleurs les rendent pour autant très contemporaines. Cette dichotomie les rend captivantes, et puissantes dans ce qu’elles peuvent nous hypnotiser, nous absorber.

Vous l’aurez donc compris, Marina Hirléa est une artiste à suivre. Tant pour l’évolution et les variations de ses œuvres, de ses séries, que pour ce qui s’annonce comme un parcours de carrière qui l’emmènera, nous en sommes certains, vers une reconnaissance internationale. Très heureux de vous la présenter, de vous la faire découvrir, nous le sommes tout autant de collaborer avec elle !

LES ARTISTES QU'ELLE ADMIRE :

Gerhard Richter Adrian Ghenie Balthus

 

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