Marine Foissey
Nationalité :
Française
Âge :
33 ans
Résidence :
France
Marine Foissey
Photographie
Œuvres de l'artiste
890,00 € à 3 560,00 €
Followers Art Traffikers
4

J’aime recomposer le réel entre ironie acide et dérision lucide. L’esthétique n'en est que le médium, au service de ce que j’explore en photographie et souhaite partager.

Marine Foissey

Présentation de Marine Foissey

Parce que le marché de la photographie d’ART est très perturbé par une offre aussi riche que pléthorique, nous sommes d’autant plus exigeants quant à notre sélection d’artistes quand il s’agit de ce médium. Car tout le monde est désormais capable de faire UNE belle photo. Mais quand nous trouvons chez un(e) artiste photographe un ADN saillant et prononcé au travers de TOUTES ses photos, une cohérence et une qualité qui s’étirent sans discontinuité ni variation sur l’ensemble de son travail, le tout, chargé de ce « supplément d’âme », et/ou ce « sens » qui créent la différence : nous n’hésitons pas… comme nous n’avons pas hésité à faire entrer dans notre sélection la jeune artiste photographe Marine Foissey. Elle possède en effet toutes ces qualités au service de ses œuvres, organisées en séries. Chacune des œuvres, prise individuellement, comme son œuvre dans sa globalité, sont chargées tant de sens, d’émotion pure que d’esthétique, et de son identité artistique…

Cela, autour d’un thème, central : le Temps, avec ce qu’il a d’inconditionnel et d’universel. « Il s’écoule irrémédiablement, que ce soit à l’échelle de chacun d’entre nous, mais aussi à l’échelle plus vaste de l’Humanité ». Autour de ce thème, elle s’interroge sur l’idée d’échéances (dont la mort), mais aussi sur ce que nous faisons de ce temps, précieux, en conscience ou non, portés par notre société de consommation, au détriment du monde animal, par exemple… Quelle relation avons-nous au Temps… 

De ces interrogations, de ce questionnement intime, naissent des émotions. C’est d’une de ces émotions, plus saillante, plus forte, que naissent le désir, l’idée, puis le concept d’une série. Marine Foissey noircie alors des carnets de mots, de phrases, de dessins, croquis, aboutissant à l’image, à la composition qu’elle va réaliser en photographies qui vont composer la série : entrée en studio pour figer le fruit de ce cheminement. La création de Marine, et son processus,  font office de catharsis de ses propres émotions. Mais le résultat est aussi pensé dans le but de partager, avec nous, cette projection émotionnelle et intellectuelle. Partage cherchant à nous interpeller avec une intention affirmée : nous amener à une prise de conscience. Se reconnecter, voir, apprendre, essayer de comprendre ce Temps, cette vie et ce qui nous est précieux. Tel un exorcisme du Temps qui s’égraine inexorablement , pour certaines séries, ou refus de ce que l’Humain impose au Monde, par l’usage qu’il a de son Temps, pour d’autres. « Le Temps, la mort, notre condition de mortel, la disparition, ou nos déviances humaines, comme leurs conséquences sur la Vie et à l’encontre du Temps, sont mes sujets … »

Son parcours…

 

Marine a été sensibilisée, et imprégnée de culture, et d’art dès son plus jeune âge.

 

Culture et Art, parce que ses parents ont fait de chaque vacances une occasion et surtout un choix  de s’en nourrir et d’en nourrir Marine. Entre musées, expositions, sites historiques, chaque pays visité est un parcours initiatique, développant chez Marine cette sensibilité à ce que l’Art offre en partage, sens et émotions. La Photographie a aussi fait partie intégrante de son enfance, car très vite lui est offert un appareil argentique qu’elle utilise notamment pendant ses vacances, ses voyages. Son regard, son œil, et ses émotions se forgent…

 

Après un Baccalauréat littéraire et arts plastique, puis deux mois à la Sorbonne en histoire de l’Art (où elle s’ennuie),  s’en suit une année qu’elle qualifie « d’errance » (qu’elle occupe en partie de visites de musées et d’expositions). Lui vient alors l’idée, presque saugrenue à ce moment là, de faire de la Photo. « Et pourquoi pas ? ». Deux semaines plus tard elle passe avec succès le concours d’entrée d’Icart Photo, et y entre. Après deux premières années très académiques, ni engageantes ni passionnantes, arrive la pratique, la liberté de créer… Avec, très rapidement l’objectif donné aux étudiants de concevoir leur book de fin d’étude. Elle choisit un sujet et une approche intimes. Elle y explore autant sa créativité que ses propres émotions, l’une servant les autres, et inversement. Marine se passionne, s’implique, et surtout se révèle, autant à elle-même qu’auprès de ses professeurs. Son book lui vaut la 4ème place et son diplôme.

Marine présente alors ce même book à un concours pour participer à un festival de photographie : elle y gagne sa place. Découvrant par la même le plaisir supplémentaire de la scénographie quand elle y accroche ses œuvres, afin d’en sublimer l’esthétique, oui, mais aussi le sens, la portée et donc de mieux les faire partager. Elle enchaîne alors les festivals, y étant à chaque fois sélectionnée avec succès tout en produisant de nouvelles séries. Dix ans, neuf séries et autant de festivals ou concours. La photographie est devenue son médium, sa passion. Les festivals, son moyen d’être dans ce partage qu’elle affectionne, et de vendre ses photos en créant un lien plus direct, plus fort, avec ceux qui sont touchés par son travail et l’acquièrent.

Revenons en à ses œuvres…

 

Marine ne cherche pas à faire du beau, mais à exploiter l’esthétique au service de ses émotions, et du sens qu’elle veut partager. Chaque série et chaque œuvre en est une allégorie alchimique et narrative.

 

Marine me parle de maïeutique. « Dès qu’une émotion surgit au point que je ressente le désir de la comprendre – car on n’accepte que mieux ce que l’on comprend – je ressens ce besoin de solitude jusqu’à ce que la série soit terminée. Toutes mes photos sont réalisées seule, y compris en studio, quelles que soient les difficultés techniques de réalisation rencontrées. Quitte à faire rentrer dans mon appartement un aquarium géant pour la série Après moi le déluge ».

Derrière beaucoup de ses photos, il y a une vraie performance technique, tel un défi, une volonté : être face à elle-même dans son cheminement artistique. « Il y aurait des vidéos assez cocasses à visionner si on filmait le making of de mes photos – rires ». Pour autant Marine avoue aussi que « chaque série est une bataille perpétuelle contre le doute mais c’est ce doute qui m’amène à aller chercher au plus profond de moi dans ce que je veux créer ».

 

En résulte ces séries chacune accompagnée d’un texte qui en est l’étape finale de leur création. Chacune, comme elle aime à le dire, « entre ironie acide et dérision lucide », mais toujours en beauté et sens profond. Il ne me reste donc plus qu’à vous laisser les découvrir, et, maintenant que vous en avez quelques clés, en apprécier la sincérité, le sens, l’émotion, l’esthétique, et cet ADN dont je faisais état en début de texte, et qui font que nous sommes fiers et heureux de partager cette découverte artistique. Et peut-être partagerez-vous aussi notre impatience de découvrir les prochaines séries à venir… Entrée en sélection « Certifié Art Traffik », nous avons peu de doutes sur son évolution et son entrée prochaine en sélection « Master ».

LES ARTISTES QU'ELLE ADMIRE : 

Bill Viola Juan Sánchez Cotán Maurizio Cattelan

 

L'artiste en vidéos