RRoy
Nationalité :
Française
Âge :
57 ans
Résidence :
France
RRoy
Peinture
Œuvres de l'artiste
480 € à 3 000 €
Followers Art Traffikers
5

Il ne suffit pas de savoir peindre, ou d’avoir une technique pour faire de l’Art, il faut avoir quelque chose à raconter, avec une charge émotionnelle sincère.

RRoy

Présentation de RRoy

Nous avons tous en nous une part de créativité, une âme d’artiste, certes, plus ou moins développée. Et nous en avons tous plus ou moins conscience également et la laissons aussi plus ou moins s’exprimer. Mais quand elle est « présente » en nous, si on ne l’accomplie pas, si on ne la laisse pas s’exprimer, et n’en trouvons pas le medium de sa libération, elle persiste à se manifester, générant une part d’insatisfaction, voire de trouble. C’est là toute l’histoire et le cheminement de RROY (R pour Roland), jusqu’à la révélation qu’a été pour lui la peinture.

 

Il a en effet fallu de nombreuses années, tout un parcours que nous pourrions qualifier d’initiatique, pour que Roland ROY trouve en la peinture son véritable exutoire à ce qui bouillonnait en lui.

 

Adolescent et jusqu’à ce qu’il débute sa vie professionnelle (dans un domaine très éloigné de l’art…) il se consacre à la musique. Débutant la guitare, montant un groupe de musique et allant jusqu’à se produire sur scène et partir en tournée, tout en explorant de nombreux instruments. En parallèle, il s’essaye à la photographie, aux portraits, à la photographie « des gens ». Elles plaisent aussi. Entre musique et photographie, RROY ressent tout le bien que lui procurent ces activités artistiques, il en ressent ce besoin. Pourtant, il se souvient : « c’était ma bouffée d’oxygène, indispensable, cela faisait partie de moi. J’expérimentais les différents instruments de musique, et la photographie, comme autant de challenges. Avec pour objectif d’y arriver, de trouver MON medium. Mais, aucun ne me satisfaisait pleinement. Pas comme la peinture aujourd’hui. »

Puis il entre dans la vie active, dans le cadre, fait du consulting, avec toute la méthode, et le « sérieux », que cela nécessite. Il met de côté ses instruments, et son appareil photo. Mais en 2010, à 45 ans, son désir artistique profond, son envie de création refont surface, alors qu’une lassitude professionnelle, la routine l’amènent à ressentir de nouveau ce désir d’oxygène créatif, artistique. Il ressort son appareil et reprend la photographie. Mais il veut aller plus loin, la photographie « simple » ne le comble pas.  Il s’essaye alors avec succès à la projection de photos sur ses modèles pour donner une autre dimension à ses créations, à sa création, les retravaillant aussi par ordinateur, pour leur donner plus de « perturbation, de rythme ». Rapidement, sous le pseudonyme URBAN TAG, il entre en galerie et réalise ses premières ventes. Expos à Paris, Londres, Bruxelles, Pékin, NYC…

 

Mais, encore, de ses propres mots : « je m’ennuyais, c’était trop simple, trop facile ». Il décide d’essayer la peinture … « Pour moi, la peinture, c’était, et c’est toujours, le niveau le plus sophistiqué de l’Art, le plus compliqué, l’ultime. C’était un nouveau challenge, que j’ai abordé avec beaucoup d’humilité, et plus encore lorsque j’ai regardé mes premières toiles – rires ». Pourtant, c’est LA révélation, car il y trouve le medium lui offrant liberté, oxygène, spontanéité et émotion à l’état pur… Plus encore lorsqu’il passe de l’acrylique à l’huile qui le subjugue de plaisir, de possibilités. 

Il trouve par ce medium le rythme qu’il apprécie dans la musique, entre geste et couleurs qui sont autant de notes dont il cherche l’harmonie. Il peut aussi, bien plus librement toujours, créer ces « perturbations » qu’il introduisait dans son travail photographique et dont il apprécie tout particulièrement de jouer. Une chose ne change pas : l’humain, les gens, sont ses sujets.

 

« J’adore les gens, parce que chacun est différent, pas un qui se ressemble. Chacun est unique, comme en peinture chaque œuvre est unique. Ces personnages sortent de mon imaginaire, hors des codes, décalés, libres… Ce que je ne suis pas dans ma vie professionnelle et qu’ils me permettent d’être ».

Ce qui donne naissance à ces peintures au geste, trait lâché, spontané. Pour autant, chaque œuvre est le fruit d’une maturation… Le premier jet, celui naissant de la toile blanche, n’est jamais le bon. Roland les trouve « trop léchés », pas assez perturbés. Alors il les recouvre d’une deuxième création, se nourrissant de la première, cette dernière guidant, influençant instinctivement son geste. « La première est toujours créée avec l’intention d’être comme définitive. Mais, finie, je la regarde, et plus je la regarde, plus je la ressens comme inaccomplie. Alors, je la mets de côté et, un jour, je la reprends, je vais m’autoriser à la détruire en la recouvrant mais en m’en nourrissant. Et c’est quand je dégrade, perturbe, fais vibrer, que je commence à lâcher prise et à aller au fond de moi-même ». Parfois il recouvre une deuxième fois car ce n’est que la troisième « couche » qui le satisfait, dans tous les sens du terme, y compris celui de la satiété : Quand ses émotions sont à la fois totalement et fidèlement projetées, et qu’alors le résultat l’émeut lui-même. Pas étonnant qu’alors il décide de quitter son pseudonyme artistique URBAN TAG pour signer ses peintures de son vrai nom…

Cela reste pourtant pendant longtemps son jardin secret. Il reste humble quant au résultat et à son appréciation artistique. Comment se prétendre peintre alors que cet art prend, pour lui, sa majuscule chez les grands maîtres dont trois l’ont toujours touché et impressionné ? Picasso, Gustav Klimt et enfin JM Basquiat. « Je les ai toujours dans un coin de mon cerveau ». Trois maîtres qu’il apprécie pour, chacun à leur manière, leur complexité, et leur poésie. Dont le rythme, au sens musical du terme, le touche. Car pour RROY, « Il ne suffit pas de savoir peindre, ou d’avoir une technique pour faire de l’art, il faut avoir quelque chose à raconter, une charge émotionnelle sincère ».

 

Il en résulte ces personnages au trait, au style du « Bad Painting ». « Je veux garder cette naïveté car elle me fait du bien : je suis très content de ne pas savoir dessiner. C’est libératoire et j’ai horreur des cadres ! ». Naissent ses premiers « groom », inspirés d’une œuvre de Chaïm Soutine qu’il apprécie tout particulièrement et dont il avait trouvé une reproduction qui l’accompagne depuis des années. Mais s’il reste son sujet de prédilection qu’il continue à explorer, rapidement RROY va étendre son regard sur l’Humain, les gens d’une manière générale, mais toujours guidé par son émotion, son imagination et surtout son désir du moment. Comme pour le choix des couleurs.

 

Nous ne le dirons jamais assez : le bad painting, surtout à la frontière de l’art brut, comme c’est le cas pour RROY, devient Art quand il est sincère, quand la projection des émotions, de l’âme de l’artiste est pure. Alors il s’en dégage une identité, un ADN, et quand ces émotions créent l’esthétique : les œuvres de l’artiste se distinguent, et le mot Art gagne sa majuscule. Les œuvres de RROY en font partie et plus il produit, évolue, plus il gagne en puissance et en justesse.

 

Artiste à suivre donc, car, comme pour sa photographie, aucun doute qu’il va s’exporter et gagner la reconnaissance tant des galeries que des collectionneurs ! 

LES ARTISTES QU'IL ADMIRE : 

Pablo Picasso Jean-Michel Basquiat Gustav Klimt