Madame Lacan
Nationalité :
Française
Âge :
50 ans
Résidence :
France
Madame Lacan
Peinture
Œuvres de l'artiste
600 € à 3 200 €
Followers Art Traffikers
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Comment je définirais mon travail ? ... Je n’en sais vraiment rien, mais puisqu’il faut rentrer dans une case, je dirais du figuratif non-justifié (rires).

Madame Lacan

Présentation de Madame Lacan

Une fois n’est pas coutume, c’est grâce à l’une de nos clientes que nous avons découvert Stéphanie Lacan (rendons à César ce qui est à César : merci Valérie E…). Et quelle découverte !

 

Stéphanie fait partie de ces « ovni » de l’art en ce sens qu’elle est totalement, à 100%, autodidacte, et pourtant, quel talent, quelle peintre !

 

Cours de dessin, de peinture ? Aucun, jamais. Éducation, ou ne serait-ce que culture artistique, environnement familial artistique? Non plus. Totalement néophyte, elle est partie de zéro. Elle a « juste » un jour croisé des pinceaux et décidé de s’en servir. Je reprends ses mots : « je suis venue à la peinture bêtement ».

 

Son histoire ? Sa fille avait choisi « art plastique » comme option à l’école et il restait des tubes de peinture acrylique. 2012 (il n’y a donc que 8 ans), Stéphanie décide de les utiliser, de s’essayer. Sans aucune prétention, sans aucune intention, et c’est un coup de foudre total tant elle y prend du PLAISIR ! Elle parle de la peinture comme d’un « extase, un état procuré digne d’une drogue dans laquelle on replonge, qu’on ne peut, ne veut quitter ». Et effectivement, depuis, Stéphanie Lacan n’a eu cesse de peindre, d’y consacrer tout le temps libre que sa vie professionnelle et familiale lui laissent. « Je ne sais pas d’où ça me vient, mais c’est devenu dévorant ».

 

Un an plus tard elle quitte l’acrylique et essaye l’huile comme un challenge, mais y trouve du confort et une aisance alors que l’huile est réputée pourtant comme plus « technique ».

 

Mais non, pas pour Stéphanie… Elle débute en noir et blanc pour apprendre le jeu de l’ombre et de la lumière pour passer à la couleur peu de temps après.

 

A l’écouter, elle a juste pris du plaisir et a voulu progresser, apprendre, s’améliorer, et parle de « challenges » qu’elle se lance à elle-même. Et notez qu’elle aurait pu faire le choix de l’art brut, de l’abstrait… Non, elle choisit le figuratif avec toute la complexité technique que cela requiert…

Alors, me direz-vous, oui, la peinture est réputée pour être un exutoire, pour faire du bien et nombre de personnes s’y adonnent en loisir. Ce qui a été le cas de Stéphanie. Toujours sans prétention, sans intention… Pour autant, toutes les personnes qui peignent (comme elles pourraient faire de la couture, de la cuisine, ou du jardinage, pour se détendre) entrent-elles en galerie ? Non.

 

Seulement voilà, pour Stéphanie, ce que des personnes essayent de faire sans jamais y parvenir, ou alors au moyen de beaucoup de travail, Stéphanie l’atteint en un temps record, et surtout, instinctivement, naturellement : une technique, un style propre, un ADN… Il en résulte ces portraits que, très vite, son entourage proche lui propose d’acheter. Une, deux, trois œuvres… Le bouche à oreille faisant… Les premières expos locales … et la voilà maintenant en galerie, Art Traffik étant très heureux de la représenter et de lui offrir toute la reconnaissance qu’elle mérite.

Ne lui demandez pas « pourquoi des femmes », pourquoi des portraits, pourquoi ce style, cette palette de couleur, quel est le message etc etc etc. Elle vous répondra « je n’en sais rien ». Et effectivement, ce n’est pas par défaut ou éviter d’y répondre, elle n’en sait vraiment rien. Le portrait ? Il s’est imposé à elle. Oui, elle a fait quelques animaux, un coq, mais « c’était pour apprendre à peindre la complexité des plumes ou des poils ». Pourquoi cette palette de couleur ? Silence…

 

Elle peint à l’instinct, à l’envie, et c’est ce que nous aimons chez les artistes Art Traffik. Ils peignent ce qu’ils ont dans le cœur, dans l’âme et c’est ce qui crée leur identité, car leur coup de pinceau est authentique, sincère.  C’est une part intégrante d’eux même qui se projette sur la toile. C’est pour cela que Stéphanie Lacan définit son travail comme du « figuratif non justifié » : parce qu’on ne cesse de lui demander de mettre des mots sur quelque chose qu’elle ne sait expliquer elle-même.

D’où viennent ces visages ? Stéphanie se nourrit de photos entre internet, magazines. De là, un visage va la frapper (toujours sans expliquer pourquoi) et elle va commencer par le dessiner sur papier, mais déjà en le transformant, en l’ajustant, à sa façon, en y ajoutant parfois un accessoire (toujours sans explication) et c’est qu’ensuite qu’elle passe à la toile avec une gourmandise de peindre ce dont le papier a été l’ébauche, retrouvant le plaisir addictif du pinceau, en l’enrichissant de sa palette de couleur, de ces nuances de peau, d’ombre, qui sont les siennes et rendent ses portraits identifiables.

 

Des séries ? Stéphanie vous répondra « Oui, j’ai plein de séries. Mais certaines sont composées que d’une seule toile (rires) ». Car là encore tout se fait sous l’impulsion, selon l’envie de Stéphanie. Comme ses dernières œuvres en date avec ces fonds en aplat de couleur ou alors ces portraits de femmes de différentes ethnies entre femme girafe, femme à plateaux qui composent effectivement une « série ». Ou encore, des Pieta ou œuvres à l’iconographie religieuse, qui reviennent régulièrement dans sa production.

 

Mais, comprenez : une envie va naître, avec une intention de série peut-être ! Une Toile va en être le fruit. Mais il suffit que Stéphanie ait une nouvelle envie pour quelle mette fin à une « série », ou qu’elle s’en lasse ou encore qu’une seule suffise à assouvir son désir.

Pour autant, tout en explorant ses désirs, ses œuvres se reconnaissent. Indéniablement. Par leur caractère dont Stéphanie Lacan sait les imprégner grâce à cette palette de couleur qui lui est propre et pourtant absolument pas « calculée ».

 

Alors oui, j’ai été bluffé d’apprendre que ces œuvres que je découvrais naissaient sous le pinceau d’une femme totalement autodidacte avec « que 8 ans » de peinture. Quelle technique ! Et une identité forte, déjà définie. Aboutie ? En soi, oui, sinon elle ne ferait pas partie de la sélection Art Traffik. Mais il y a fort à parier que son œuvre ne va cesser d’évoluer, s’enrichir, s’améliorer. Sa technique et sa dextérité s’améliorant, le pinceau ne pourra devenir que le prolongement de plus en plus fidèle de ses envies, de son âme. Avec toute la sincérité et l’humilité qui l’habitent.

 

Et peut-être finira-t-elle pas trouver les clés du mystère de ces questions auxquelles elle n’a pas de réponse. Est-ce bien important ? Est-ce utile ? Pour l’heure, ses œuvres se suffisent à elles-mêmes en nous irradiant de ces portraits chargés de sa sincérité. En tout cas, chez Art Traffik, nous sommes sous le charme ! 

 

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