Nicolas  Eres
Nationalité :
Française
Âge :
44 ans
Résidence :
France
Nicolas Eres
Sculpture
Œuvres de l'artiste
490 € à 10 900 €
Followers Art Traffikers
8

Il y a du beau dans tout, même dans les imperfections ; l'imperfection a cet avantage qu'elle raconte une histoire... Dans mes sculptures, nous pouvons tous lire un cheminement, un souvenir, une histoire.

Nicolas Eres

Présentation de Nicolas Eres

Les œuvres de Nicolas Eres sont telles que nous les aimons : dotées de plusieurs degrés de lecture, de perception. Débutant par l’esthétique, bien entendu et nous menant à l’émotion, voire au voyage, à l’évasion dès lors que nous laissons notre sensibilité s’exprimer. Si sa notoriété est née de ses « fourmis », l’univers et la créativité de Nicolas ne cessent de s’étendre avec toujours un même degré d’exigence et une volonté affirmée de perfectionnement perpétuel de ses œuvres. « Ce qui me fait peur c’est de ne pas avoir assez de temps pour toutes mes envies de création, ni pour approfondir chaque envie à laquelle j’ai donné vie, car chaque idée, envie est perfectible ».
Vous l’aurez compris, Nicolas Eres fait partie de ces artistes infatigables, pour ne pas dire acharnés, dédiés et dévoués à leur Art. « Même les jours où je n’ai pas d’inspiration, où je n’ai pas ce que j’appelle le « feu », j’ai besoin d’aller dans mon atelier pour préparer mes cercles comme le peintre qui prépare ses toiles avant de s’y jeter, de les remplir ».  Je l’interroge donc sur ce « feu » et comprends que c’est la clé de ce supplément d’âme dont Nicolas dote chacune de ses œuvres. « Quand je débute une œuvre, j’ai en tête très précisément ce que je souhaite créer. Mes mouvements, le geste, les gestes que je maîtrise maintenant, ma technique, se mettent à l’œuvre et je rentre alors dans un état de concentration tel, que j’ai l’impression de me réveiller lorsqu’elle est terminée, d’ouvrir les yeux et de la découvrir ». Entre les deux, la magie opère et donne naissance, tout en matière, à l’envie, l’idée, l’image, l’émotion qui habite Nicolas et dont il imprègne l’œuvre. Nicolas Eres sculpte, plie, tord le métal comme certains peintres parlent d’écriture automatique, où, une part d’inconscient imprègne le mouvement libérant et insufflant leurs émotions.

Nicolas est, j’ai envie de dire, un terrien, au sens noble et Humain du terme, avec ce que cela comporte d’humilité vis-à-vis ce qu’il y a de plus grand, de plus ancestral que nous, mais aussi de plus mystérieux : la terre, la nature, la Vie. Clé de son univers, de ses œuvres. Je m’explique.

Nicolas a grandi à la campagne, se souvenant aussi des moments passés dans la ferme de ses grands-parents. C’est cette enfance qui explique, selon lui, cet amour profond et ce respect qu’il témoigne à la nature, à la terre, à la matière, et à la Vie. « Dans mon atelier, j’ai besoin et j’aime ramener des branches, des bouts de bois, des pierres, que je trouve dans la nature où j’aime me promener, comme en bord de mer, vivant à proximité de la Méditerranée ». Il se passionne pour cette nature, qui l’apaise, qu’il ne prétend pas reproduire, mais dont il veut retranscrire l’émotion, l’essence de vie, le mouvement, au travers de ce qui l’habite. Ainsi les fourmis sont son sujet de prédilection, mais aussi les papillons, le végétal dont les feuilles, ou encore, les méduses. Autant de sujets fragiles, au premier abord, mais pourtant dont l’histoire remonte à bien avant l’Humain, préhistoriques, et partageant un autre dénominateur commun : une somme d’individus, uniques, créant un tout, dont les règles qui le régit nous échappent encore. Qu’il s’agisse de la colonie de fourmis, du banc de méduses, ou de la volée de papillons…

« Chacune de mes fourmis, de mes méduses, ou de mes papillons est unique. Avec mon intention, par leur forme mais aussi leur posture, de leur rendre leur caractère unique et un tempérament propre ». Il les fabrique un à un, une à une mais rassemblez et mettez en scène plusieurs fourmis ou plusieurs méduses ensemble, et le tout s’anime, prend plus encore mouvement. Cela devient fascinant… Comme lorsque Nicolas crée des installations, où ses fourmis parcourent, par exemple la mairie de Namur… La nature, la Vie, reprennent leur place, nous les faisant aimer mais aussi nous amenant à reprendre la notre vis-à-vis d’elles. N’y voyez pas un message écologique, une revendication, un art engagé, non. Ce n’est « juste » que la traduction artistique de l’admiration et de l’amour, celle de Nicolas pour cette Vie, cette Nature et du respect et de l’humilité vis-à-vis d’elles. Humilité que lui inspire deux de ses livres favoris qui sont « Voyage au centre de la terre » et « Vingt mille lieues sous les mers » de Jules Verne. « Outre l’exploration, l’aventure que nous narre Jules Verne, j’aime cette idée qu’il y ait encore tout une partie de notre terre, et des espèces que nous ignorons, qui reste à découvrir et que cela existe et, existait bien avant l’Homme ».

Sa technique, son matériau : le métal. « Si je me souviens que tout petit je m’amusais à découper, démonter mes jouets pour en faire des assemblages et recréer des choses complètement différentes, le véritable déclic est à mes 18 ans. Hospitalisé deux mois pour une maladie lourde, j’en sors avec l’intention de ne pas aller plus loin dans les études et de travailler avec mon père, à la réparation de machines agricoles. J’y découvre la soudure… et les possibilités qu’offre le métal ». Son temps libre est progressivement de plus en plus consacré à la création, totalement autodidacte, et surtout libre de tout regard extérieur. Pendant 10 ans il conjugue atelier de réparation et atelier de création pour, en 2010, se consacrer totalement à son art, la sculpture.

Perfectionniste, il cherche à aller toujours plus loin dans la finition, pour que l’émotion soit intense autant vue de loin que de près. Mais l’enjeu principal pour Nicolas, sa quête, est d’explorer toujours plus loin le minimalisme, le jeu du vide et du plein comme le peintre joue de l’ombre et de la lumière. En cela le métal est un compagnon de choix qui ne tolère aucune erreur, mais dont chaque erreur, dont l’artiste apprend,  peut naître une idée, une possibilité. « J’aime la finesse et la légèreté que le métal me permet, et qui, par le vide, laisse place à une part d’abstraction et donc d’imaginaire à celui qui regarde ». Les amoureux d’Alexander Calder ne le contrediront pas, mieux, le comprendront.

Le cercle, ainsi, revient régulièrement dans ses créations. Pour des raisons pratiques et esthétiques afin de permettre la suspension, mais aussi symboliques. Vous l’aurez compris, Nicolas Eres n’aime pas ce qui est droit, car absent de la nature. Il préfère les courbes ce qu’il illustre d’un proverbe qu’il aime tout particulièrement et me cite en riant : « L’arbre tordu vit sa vie, l’arbre droit finit en planches ».

Ainsi naissent entre les mains de Nicolas Eres des sculptures au juste équilibre, en harmonie entre force et sensibilité, solidité et finesse, figuration et abstraction, imaginaire et réalité.

Alors, est-il nécessaire de le redire car c’est une caractéristique propre à tous les artistes de notre sélection : artiste à suivre et à collectionner (surtout tant qu’il est encore accessible !)

 

Et… MERCI Nicolas

 

LES ARTISTES QU'IL ADMIRE : 

Xavier Veilhan Pablo Picasso Vincent van Gogh

 

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